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Bonjour à vous gens amis

Je m’adresse aujourd’hui aux personnes qui apprécient mon travail et ont à cœur que

les pratiques de la voix en liberté se développent sur mon lieu à Mormoiron..

Vous trouverez ci-joint une présentation des grandes lignes du projet qui m’anime. Je souhaite rassembler un cercle de personnes amies disponibles pour m’aider à le réaliser en s’impliquant de différentes manières : En réfléchissant et contribuant à sa création administrative et juridique, à sa viabilité financière, en le soutenant et/ou en y co-opérant concrètement..

Je vous invite samedi 19 septembre à partir de 10h pour une journée de réflexion et de fête.

10h-13h : échanges autour du projet : quoi ? qui ? comment ?..

13h : repas partagé

Après-midi créative : Atelier voix en liberté suivi de créations déjà en place ou improvisées : Chant, textes, danse…

Merci de m’informer de votre participation au plus tôt

En cas d’indisponibilité ce jour là, merci de me dire si, d’une manière ou d’une autre, il vous plairait de vous impliquer dans cette dynamique.

Je vous embrasse.

Hombeline

Présentation:

Je développe un projet orienté sur le travail de la voix sur mon lieu de vie à Mormoiron qui s’articule autour de 3 axes interdépendants :

1. Créer un lieu  de résidence et de recherche autour de la voix.

2 Proposer l’accueil individuel en séjour court de personnes « en traversée ».

3. Ouvrir l’espace de vie en échange de contribution au lieu.

1 : Lieu de stage et d’exploration autour de la Voix et Résidence de création.

-Actuellement, des cours, stages et ateliers « Voix en liberté » sont déjà dispensés sur le lieu dans une Yourte réservée à la pratique.

Parallèlement à ces activités hebdomadaires et mensuelles, je souhaite proposer des résidences d’exploration et de création autour de la voix pour des groupes de 5/ 6 chanteurs désireux de s’engager dans un travail intensif et expérimental. Il s’agit de chantier intérieur où les voix vont chercher leurs voies individuellement et collectivement.

2 : Accueil individuel en séjour court de personnes en traversée.

Lieu de retraite, lieu de pratique.

Une invitation à venir se ressourcer sur ce lieu voué à l’art et au partage dans le respect et l’écoute de soi.

Le lieu accueillera en chambre individuelle ou en yourte aménagée des personnes ayant besoin de se ressourcer pendant ou suite à une traversée émotionnellement éprouvante (séparation, deuil, maladie/convalescence, burn out, fatigue etc. )

J’offrirai un accompagnement personnel enveloppant et chaleureux, donnant à chacun la possibilité d’aller à son rythme, selon son propre chemin, vers sa reconquête. Chant, respiration et autres outils pourront favoriser la présence à soi et la reconnexion à sa force intérieure. Dans les moments les plus sombres (et surtout dans ces moments!) l’artiste en soi et ses aspects lumineux peuvent être choyés .

3.Ouvrir l’espace de vie en échange de contribution au lieu

Des personnes intéressées par la dynamique du lieu auront la possibilité de s’y installer pour une durée à définir (logement en yourte, cabane ou autre) moyennant une participation financière et/ou en échange de participation à l’entretien et la vie du lieu.

1 Le temps d’aimer n’est pas un temps qui nous est donné, C’est un temps qu’il nous faut prendre.
Lou tèms d’ama noun es un tèms douna, es un tèms que nous fau aganta. Hombeline

2  Après la pluie c’est toujours le soleil qui revient
Et malgré les ravines les chemins se refont
Après la plueio es toujour lou soulèu que torno, e mau-grat li roubino li camin reprenon vido. Hombeline

3 C’est ainsi que poussent les champs de blés, par désir de pain, par soif de partage.
Ansin naisson li terro de blad, pèr desiranço de pan, pèr talènt de parteja. Hombeline

4 Je ne sais des graines que leur élan de vie. Je ne sais d’aimer qu’un peu d’eau fraiche quand j’ai eu soif.
Noun sabe di grano que soun envanc de vido, noun sabe d’ama qu’un degout d’aigo fresco quand ai agu set. Hombeline

5 Je suis un jardin siéu un jardin Hombeline
6 Ma vieille mère, ma Provence Mon enfant, ma terre à rides, mon coin de lune, mon berceau.
Ma vièio maire, ma Prouvènço, moun enfant, ma terro frounsido, moun cantoun de luno, ma bressolo. Hombeline
7 Mon cœur est une friche où pousse la poésie. Aimer naît de chaque graine que porte le vent.
Moun cor es un ermas ounte greio la pouësio, ama nais dins cado grano que lou vènt carrejo. Hombeline

8 N’aie pas peur du bruit de tes pas, ce n’est pas toi qui fais écrouler la montagne.
Agues pas pòu dóubrut de ti pas,  es pas tu que fas derruna la mountagno. Hombeline

9 Et l’enfant demande à Dieu « Tu arroses souvent le ciel de pépites d’or ? »
E l’enfant demando à Dieu Diéu «  Arroses souvènt lou cèu de pepito d’or ? » Hombeline

10 La danse des fleurs, C’est un bouquet sauvage que personne n’a cueilli, Un bouquet soufflé par le vent et giflé de beauté.
La danso di flour, es un bouquet fèr que jamai degun culiguè, un bouquet boufa pèr lo vènt e bacela de bèuta. Hombeline

11 Je te propose le présent comme avenir.
Lou presènt, te lou pourgisse coume un avenidou. Gilles champeaux.

 12  La fenêtre doit être suffisamment ouverte sur le froid pour voir venir le printemps
La fenèstro se dèu d’èstre proun dubèrto sus lafre per vèire arriba la primo. Hombeline

13   Mes ailes ne savent rien du ciel . Je suis encore sur le sol de mes rêves.
Mis alo noun sabon rèn dóu cèu ; Siéu encaro sus lou sòu de mi pantai Hombeline

14  Il est une rencontre que l’on n’oubliera jamais, celle avec soi même
Un rescontre que jamai  s’óublidara es lou rescontre de se. Gilles champeaux

15 Sécheresse. secaresso
 Il n’y a plus une goutte de rosée sur l’arbre de juillet.
Quand craque la nature , la pluie se perd dans ma mémoire.
I’i a plus gis de gouto  d’eigagno sus l’aubre de juliet
Quand cracino la naturo, la plueio s’óublido dins ma memòri . Hombeline

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Exposition de Michelle Durand sur des textes de Hombeline et de Gilles champeaux.

La rencontre entre ces textes écrit au fil de mes créations et le travail de Michelle Durand donne enfin corps à une sensibilité jusque là réservée au domaine du spectacle vivant. Du chant avec mes récitals à la danse avec les chorégraphie de Marie Hélène Desmaris en passant par le théâtre avec la mise en scène de notre livre « t’aimer est mon jardin » joué par la comédienne Isabelle Arnoux, je suis heureuse de voir mis en scène ces mots sur des toiles inspirées, accrochées dans divers lieux magnifiques pour cette exposition « Toiles écrites » où l’image et la matière incarne ma poésie.
Merci Michelle.
Hombeline le 10 juin 2010

Par sa poésie, Hombeline invite impérativement à rejoindre la vie et l’amour. Cette émotion primordiale qui nous réunis au vivant. Tout projet a une attirance naturelle vers la vie, l’amour, la matière !
La parole féminine est imprégnée dans le buvard de la vie par l’enfantement. La proposition est très matricienne ! Cette invitation à la naissance, au véritable voyage est le sens même de la poésie d’amour : se mettre en phase avec la vie,se mettre en phase avec cette émotion primordiale et ainsi échapper au projet du mental.
Tous les artistes ont besoin de cette matière primordiale car l’art et l’amour sont liés de manière indissociable.

L’amour est un jardin ! Il se tisse de trames et de chaînes, organise les vibrations, les met en phase, réunit en des rencontres, des projets de vie qui ne sont que nécessité de faire survivre en soi tout ce qui vibre. Le temps ne compte plus.
Amour et vie se prononcent en un cri, le même pour tous, venu des origines.
Et le cri se propage comme se propagent les ondes. Du centre atteint à la périphérie où se perdent les destins.
Puis, sur le trajet ondulant, quelqu’un indique le mouvement, détourne et matérialise, projette, aime autant qu’il peut, navigue en portant un regard aveugle sur les étoiles scintillantes.
Théâtre et littérature, chants et danses, graphies de plasticiens, mots masqués, arrêt sur image. L’amour est moteur, prétexte. Il instille du sens dans tous les désordres.
Dans mon jardin poussent des plantes de vie, exubérantes et si belles.
Roberto Garcia.

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terra-blanca

Aquo sariá donc d’amar.

Aquo sariá donc d’amar.
Aquela fisança aquela enveja ?
Come fau estre fòrt per aceptar son impoténçia.
Come fau estre fòrt per aculhir sei paurs !
Come fau estre fòrt per ausar cavaucar aqueste  chivau de luna. 
Come fau estre fòrt per aculhir sei paurs
Come fau estre fòrt per aceptar son impoténçia.
La mendre desgaubiadura e lo fiòc dau fogau pòu cremar la maison.

Aimer serait donc ça.
Aimer serait donc ça, cette confiance cette envie ?
Comme il faut être fort pour accepter son impuissance,
Comme il faut être fort pour accueillir ses peurs.
Comme il faut être fou pour oser chevaucher ce cheval de lune.
Aimer serait donc ça, cette confiance cette envie ?
Comme il faut être fort pour accueillir ses peurs. 
Comme il faut être fort pour accepter son impuissance
La moindre maladresse et le feu du foyer peut brûler la maison.

Texte et musique : Hombeline .
Traduction occitane serge Bec

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