06 82 02 09 19

Journée chant

fleurs3

« La voix en liberté »

Mormoiron

Dimanche
19 avril
9H30/17h
repas partagé
Tarif: Participation
ouverte et consciente

Pratiques corporelles, anatomie,
respiration, technique vocale

-Jeux et voix spontanée

-Chants, interprétation et création

Atelier dirigé par Hombeline
Contact: 06 82 02 09 19 info@hombeline.fr

1 Le temps d’aimer n’est pas un temps qui nous est donné, C’est un temps qu’il nous faut prendre.
Lou tèms d’ama noun es un tèms douna, es un tèms que nous fau aganta. Hombeline

2  Après la pluie c’est toujours le soleil qui revient
Et malgré les ravines les chemins se refont
Après la plueio es toujour lou soulèu que torno, e mau-grat li roubino li camin reprenon vido. Hombeline

3 C’est ainsi que poussent les champs de blés, par désir de pain, par soif de partage.
Ansin naisson li terro de blad, pèr desiranço de pan, pèr talènt de parteja. Hombeline

4 Je ne sais des graines que leur élan de vie. Je ne sais d’aimer qu’un peu d’eau fraiche quand j’ai eu soif.
Noun sabe di grano que soun envanc de vido, noun sabe d’ama qu’un degout d’aigo fresco quand ai agu set. Hombeline

5 Je suis un jardin siéu un jardin Hombeline
6 Ma vieille mère, ma Provence Mon enfant, ma terre à rides, mon coin de lune, mon berceau.
Ma vièio maire, ma Prouvènço, moun enfant, ma terro frounsido, moun cantoun de luno, ma bressolo. Hombeline
7 Mon cœur est une friche où pousse la poésie. Aimer naît de chaque graine que porte le vent.
Moun cor es un ermas ounte greio la pouësio, ama nais dins cado grano que lou vènt carrejo. Hombeline

8 N’aie pas peur du bruit de tes pas, ce n’est pas toi qui fais écrouler la montagne.
Agues pas pòu dóubrut de ti pas,  es pas tu que fas derruna la mountagno. Hombeline

9 Et l’enfant demande à Dieu « Tu arroses souvent le ciel de pépites d’or ? »
E l’enfant demando à Dieu Diéu «  Arroses souvènt lou cèu de pepito d’or ? » Hombeline

10 La danse des fleurs, C’est un bouquet sauvage que personne n’a cueilli, Un bouquet soufflé par le vent et giflé de beauté.
La danso di flour, es un bouquet fèr que jamai degun culiguè, un bouquet boufa pèr lo vènt e bacela de bèuta. Hombeline

11 Je te propose le présent comme avenir.
Lou presènt, te lou pourgisse coume un avenidou. Gilles champeaux.

 12  La fenêtre doit être suffisamment ouverte sur le froid pour voir venir le printemps
La fenèstro se dèu d’èstre proun dubèrto sus lafre per vèire arriba la primo. Hombeline

13   Mes ailes ne savent rien du ciel . Je suis encore sur le sol de mes rêves.
Mis alo noun sabon rèn dóu cèu ; Siéu encaro sus lou sòu de mi pantai Hombeline

14  Il est une rencontre que l’on n’oubliera jamais, celle avec soi même
Un rescontre que jamai  s’óublidara es lou rescontre de se. Gilles champeaux

15 Sécheresse. secaresso
 Il n’y a plus une goutte de rosée sur l’arbre de juillet.
Quand craque la nature , la pluie se perd dans ma mémoire.
I’i a plus gis de gouto  d’eigagno sus l’aubre de juliet
Quand cracino la naturo, la plueio s’óublido dins ma memòri . Hombeline

×

Exposition de Michelle Durand sur des textes de Hombeline et de Gilles champeaux.

La rencontre entre ces textes écrit au fil de mes créations et le travail de Michelle Durand donne enfin corps à une sensibilité jusque là réservée au domaine du spectacle vivant. Du chant avec mes récitals à la danse avec les chorégraphie de Marie Hélène Desmaris en passant par le théâtre avec la mise en scène de notre livre « t’aimer est mon jardin » joué par la comédienne Isabelle Arnoux, je suis heureuse de voir mis en scène ces mots sur des toiles inspirées, accrochées dans divers lieux magnifiques pour cette exposition « Toiles écrites » où l’image et la matière incarne ma poésie.
Merci Michelle.
Hombeline le 10 juin 2010

Par sa poésie, Hombeline invite impérativement à rejoindre la vie et l’amour. Cette émotion primordiale qui nous réunis au vivant. Tout projet a une attirance naturelle vers la vie, l’amour, la matière !
La parole féminine est imprégnée dans le buvard de la vie par l’enfantement. La proposition est très matricienne ! Cette invitation à la naissance, au véritable voyage est le sens même de la poésie d’amour : se mettre en phase avec la vie,se mettre en phase avec cette émotion primordiale et ainsi échapper au projet du mental.
Tous les artistes ont besoin de cette matière primordiale car l’art et l’amour sont liés de manière indissociable.

L’amour est un jardin ! Il se tisse de trames et de chaînes, organise les vibrations, les met en phase, réunit en des rencontres, des projets de vie qui ne sont que nécessité de faire survivre en soi tout ce qui vibre. Le temps ne compte plus.
Amour et vie se prononcent en un cri, le même pour tous, venu des origines.
Et le cri se propage comme se propagent les ondes. Du centre atteint à la périphérie où se perdent les destins.
Puis, sur le trajet ondulant, quelqu’un indique le mouvement, détourne et matérialise, projette, aime autant qu’il peut, navigue en portant un regard aveugle sur les étoiles scintillantes.
Théâtre et littérature, chants et danses, graphies de plasticiens, mots masqués, arrêt sur image. L’amour est moteur, prétexte. Il instille du sens dans tous les désordres.
Dans mon jardin poussent des plantes de vie, exubérantes et si belles.
Roberto Garcia.

×
terra-blanca

Aquo sariá donc d’amar.

Aquo sariá donc d’amar.
Aquela fisança aquela enveja ?
Come fau estre fòrt per aceptar son impoténçia.
Come fau estre fòrt per aculhir sei paurs !
Come fau estre fòrt per ausar cavaucar aqueste  chivau de luna. 
Come fau estre fòrt per aculhir sei paurs
Come fau estre fòrt per aceptar son impoténçia.
La mendre desgaubiadura e lo fiòc dau fogau pòu cremar la maison.

Aimer serait donc ça.
Aimer serait donc ça, cette confiance cette envie ?
Comme il faut être fort pour accepter son impuissance,
Comme il faut être fort pour accueillir ses peurs.
Comme il faut être fou pour oser chevaucher ce cheval de lune.
Aimer serait donc ça, cette confiance cette envie ?
Comme il faut être fort pour accueillir ses peurs. 
Comme il faut être fort pour accepter son impuissance
La moindre maladresse et le feu du foyer peut brûler la maison.

Texte et musique : Hombeline .
Traduction occitane serge Bec

×